Oui, chers lecteurs, vous avez bien lu. Et c’est moi, Antoine, qui écris ces mots.
Les Carnets sont pour moi une parenthèse. Ils appartiennent à un moment : l’exil. Ma place, leur place, notre place à tous est Iwacu — « chez nous », pour celles et ceux qui ne parlent pas le kirundi. C’est là-bas, et nulle part ailleurs, que ce journal devrait s’écrire.
Mais en attendant ce jour, Les Carnets doivent vivre. Portés par une communauté de lecteurs chaque jour plus nombreuse, ils font exister un journalisme debout, indépendant — celui-là même qu’il est devenu impossible d’exercer Iwacu. Chez nous.
En Afrique comme ailleurs, la presse libre affronte les mêmes périls : la censure, les procès, l’asphyxie économique, l’exil — et, pour certains des nôtres, la prison. Mais partout, en réponse, naît un autre modèle : des médias portés non par la publicité ni par le pouvoir, mais par des lecteurs exigeants, attachés à l’indépendance de la presse. Des lecteurs qui connaissent notre travail, le respectent, et choisissent de le soutenir.
C’est exactement ce que Les Carnets sont en train de vivre. Je veux profiter de ce moment pour remercier cette communauté de lecteurs fidèles et exigeants, dispersés dans le monde mais réunis autour des Carnets. Ce projet né dans la douleur, le déchirement, le refus de la censure, grandit. Grâce à vous.
Aujourd’hui, des lecteurs de Bruxelles, de Paris, de Nairobi, d’Ottawa et de Washington me disent tous la même chose :
« Nous avons la chance de pouvoir nous abonner. Comment permettre à d’autres lecteurs, restés au Burundi, de nous rejoindre ? »
Cette question m’a touché. J’y ai répondu : pour chaque nouvel abonnement annuel souscrit par un lecteur de la diaspora, un abonnement sera offert à un lecteur vivant au Burundi.
Un lecteur en invite un autre. C’est peut-être la plus belle définition d’une communauté.
J’invite chacune et chacun à rejoindre la nôtre.
Votre abonnement ne donne pas seulement accès à des articles. Il permet à une certaine idée du journalisme — libre, indépendante, debout — de continuer à vivre.
Avec ma gratitude,
Antoine
Comment faire ?
Après votre abonnement, envoyez-moi simplement le nom et l’adresse e-mail de la personne vivant au Burundi à qui vous souhaitez offrir cet accès.
Contact: antoine@antoinekaburahe.com