Le Burundi sort de dix ans de guerre civile. Nous sommes au milieu des années 2000. Le pays est exsangue. Les infrastructures sont en ruines, les institutions fragiles, l’économie à genoux.
Le secteur médical, lui, est sinistré. Les hôpitaux publics manquent de tout — médicaments, équipements, personnel qualifié. Les médecins s’exilent en masse. Pour qui peut se le permettre, la maladie grave n’est pas traitée au Burundi. Elle est exportée. Nairobi, Johannesburg, voire l’Inde pour les cas les plus complexes.
Les évacuations sanitaires sont une réalité pour les familles aisées, les expatriés, les diplomates, le personnel des organisations internationales. Une réalité coûteuse. C’est alors qu’un médecin burundais, Christophe Sahabo, ophtalmologiste, formé à l’étranger, revenu au pays, a eu une idée : ouvrir un grand hôpital moderne. Il connaît le Burundi — le secteur médical. Il sait ce qui manque. Mais pour faire ce grand hôpital dont il rêve, il faut des capitaux. Il ne les a pas. En 2007, à Genève, il rencontre François Wahl. Médecin et entrepreneur français, président de la société NUMELEC, spécialisée dans l’équipement médical. Wahl a ce que Sahabo n’a pas. Le médecin burundais lui parle de son projet. L’entrepreneur est séduit.
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